Rives et récits : les voix des rivières de Bretagne

Depuis 2021, la Bretagne innove en imaginant une nouvelle manière de parler de ses cours d’eau : les atlas socioculturels des rivières. Plus que des inventaires, ces démarches participatives réunissent habitant·es, élu·es, associations, scientifiques, artistes et usager·ères pour explorer nos liens sensibles, culturels et quotidiens avec les rivières. Elles permettent de mieux comprendre ce que l’eau représente dans nos vies et d’ouvrir de nouveaux chemins pour en prendre soin collectivement.
C’est dans ce sillage que la CORLAB et Eau et Rivières de Bretagne se sont associées pour donner naissance à ce podcast qui invite les auditeur·rices au cœur de six rivières bretonnes, à travers le regard et la voix de celles et ceux qui les vivent.

Les partenaires

Atlas socioculturel du Bélon par Radio BOA

Fleuve côtier de 26 kilomètres situé dans le Finistère Sud, il prend sa source à Bannalec et traverse les communes de Mellac, Le Trévoux, Riec-sur-Bélon et Baye, avant de rejoindre l’océan Atlantique à Moëlan-sur-Mer. Par son tracé, il irrigue un territoire marqué à la fois par des paysages agricoles et boisés, par une identité maritime forte, et par une histoire profondément liée à l’ostréiculture. Ses rives constituent un espace où se croisent activités humaines, patrimoine naturel et mémoire locale, formant un terrain privilégié pour expérimenter une démarche nouvelle : celle d’un atlas socioculturel.

Comment donner à une rivière toute sa place dans l’identité d’un territoire ? Réponse : y réaliser un atlas socioculturel. Une opération permettant de recréer un attachement entre une rivière et les habitants de son territoire. En Bretagne, la première expérience d’atlas socioculturel a été menée dans le Sud Finistère en 2021 par Quimperlé Communauté sur la rivière du Belon à l’initiative d’Eau et rivières de Bretagne, avec l’appui de la Région et de l’Office Français de la Biodiversité. Retour sur cette première expérience d’Atlas socioculturel.

Réalisation

Nicolas Milice – Radio BOA

Intervenant·es

  • Nolwenn Le Crann, élue à la culture et à la langue bretonne
    à Quimperlé Communauté
  • Aurélie Benseval, chargée de mission « eau et culture » à l’association Eau et Rivières de Bretagne

Comment les interprétations, les sensibilités artistiques peuvent se révéler très précieuses sur des problématiques environnementales et en particulier sur le rapprochement, le ré-attachement à nos cours d’eau, à nos fleuves et à nos rivières ?

Reportage sur le Bélon, une des plus belles et poétiques rivières du Finistère sud. Dans le cadre de l’Atlas socioculturel du Bélon, Alexis Fichet a rencontré la rivière et ceux qui vivent autour d’elle pour donner naissance aux « Fables du Belon », recueil de fables pour raconter la rivière dans ses aspects culturels, sociaux, patrimoniaux et environnementaux.

Réalisation

Nicolas Milice – Radio BOA

Intervenant·es

  • Clémence Hallé, autrice et chercheur à l’Université de Rennes 2 (sa thèse : theses.fr/2022UPSLE078)
  • Alexis Fichet, auteur, metteur en scène de théâtre, romancier, fabuliste (« Les fables du Bélon » d’Alexis Fichet aux éditions Apogée)

Atlas socioculturel du Lapic par Transistoc'h

Le Lapic est un petit cours d’eau côtier du Finistère, au réseau hydrographique de 34 kilomètres, dont près de 13 kilomètres de cours principal. Son bassin versant s’étend sur une surface de 27 km². Il prend sa source à Cast, Quéménéven et Locronan. Il traverse la commune de Plonévez-Porzay et se jette dans la baie de Douarnenez, au niveau de l’anse de Tréfeuntec. Son bassin versant correspond majoritairement à un espace rural à vocation agricole. Autrefois bien identifié par la population locale, le Lapic est aujourd’hui un cours d’eau peu connu, aux accès souvent limités, que beaucoup d’habitant·es n’ont jamais approché.

Comment peut-on redonner l’accès à une rivière et à ses rives quand cet accès est devenu compliqué au fil du temps ?
C’est par exemple le cas du Lapic, une rivière qui ruisselle de Locronan à la baie de Douarnenez dans le Finistère et qui a beaucoup évoluée au fil du temps. Partons à la rencontre de cette rivière Lapic et de ce besoin d’accès aux berges révélé par l’Atlas socioculturel qui y a été organisé durant l’année 2023.

Reportage

Véronique Museau – Transistoc’h

Entretien

Gaëlle Vigouroux, vice-présidente de l’EPAB (établissement public d’aménagement de baie de Douarnenez)

Par Nicolas Milice – Radio BOA

Remontons à la source du Lapic et son fonds de vallée dans le Menez Hom dans le Finistère. Son paysage a beaucoup évolué à travers le temps. Au fil de la disparition de certaines activités, en particulier agricoles, certaines prairies humides ont été laissées à l’abandon et se sont enfrichées et reboisées naturellement. Est-ce ou pas une bonne chose pour le regard qu’on porte à la rivière, pour ses qualités hydrauliques, pour sa biodiversité ?

Reportage

Véronique Museau – Transistoc’h

Entretien

Simon Dufour, enseignant chercheur à l’Université de Rennes 2, en charge du programme Écofriche

Par Nicolas Milice – Radio BOA


Atlas socioculturel de la Rade de Lorient par Radio Balises

La rade de Lorient est un vaste estuaire formé par la rencontre de deux fleuves côtiers bretons, le Blavet, le Scorff et de la rivière du Ter. Bras de mer protégé par l’île de Groix et ses coureaux, elle constitue un espace singulier, à la fois maritime et fluvial, où s’entrecroisent histoire, vie littorale et économie portuaire. La Petite Mer de Gâvres, à tribord du chenal, se vide et se remplit au rythme des marées. Ce paysage composite, à la fois fragile et majestueux, façonne depuis des siècles l’identité du Pays de Lorient.

Comment l’eau de nos fleuves, de nos rivières peuvent dessiner de nouvelles frontières ? Comment peut-on repenser la notion de territoire à partir de nos cours d’eau, une eau qui nous relierait autour des mêmes enjeux dans nos bassins versants ?

Reportage sur la rade de Lorient où se jette le Scorff, le Blavet et le Ter. Un territoire qui a bénéficié depuis 2023 d’un atlas socioculturel porté par l’artiste Kizzy Sokombe, opération soutenue par Lorient Agglomération. Quelle est la vision des habitantes et des habitants de la rade de Lorient sur ce territoire ? sur ses frontières ? sur cette notion même de rade ?

Et ensuite entretien avec Agnès Sinaï, journaliste environnementale et auteure, mais aussi directrice de l’institut Momentum. Un réseau de réflexion sur les politiques de l’Anthropocène, concept d’une nouvelle ère géologique sous emprunte humaine et réseau de réflexion sur les effondrements et la décroissance.

Reportage

Garance Diaconu – Radio Balises

Entretien

Par Nicolas Milice – Radio BOA

Quels sont dans les rivières de Bretagne les principaux défis pour assurer une bonne qualité de l’eau nécessaires aux différents usages ? Il y a justement ce que l’on appelle parfois des conflits d’usages par rapport à la qualité d’eau de ces rivières. C’est le cas de la rade de Lorient, où se jettent le Scorff, le Blavet et le Ter.

Reportage

Garance Diaconu – Radio Balises

Entretien

Maëlle Turriès, chargée de mission mer et littoral à Eaux et rivières de Bretagne

Par Nicolas Milice – Radio BOA


Atlas socioculturel du Léguer par RKB

Le Léguer est un fleuve côtier de 59 kilomètres qui draine les plateaux du Trégor intérieur avant de s’écouler vers le nord. Il se transforme en estuaire et se jette dans la Manche, en baie de Lannion. Son bassin versant, situé à l’ouest des Côtes-d’Armor, couvre environ 540 km² et concerne une trentaine de communes réparties entre trois intercommunalités : Lannion-Trégor Communauté, Guingamp-Paimpol Agglomération et Morlaix Communauté.

Dans le cadre de l’atlas socioculturel du Léguer, rivière sauvage qui prend sa source à l’intérieur du Trégor et se jette dans la baie de Lannion, plusieurs temps forts ont été organisés pour célébrer l’attachement des habitant·es du territoire à ce fameux saumon. Mais entre passion des pêcheurs pour cette espèce et réalité de la raréfaction de son peuplement dans nos rivières, il y a sans doute des choix difficiles à faire.

Reportage

Morgane Large – Radio Kreiz Breizh

Entretien

Jean-François Jeandet, membre d’Eau et Rivières et vice-président de la Fédération de pêche des côtes d’Armor

Par Nicolas Milice – Radio BOA

Pourquoi, entre les rivières et leurs estuaires, la relation terre-mer est-elle si importante, et doit-elle absolument être restaurée pour le bien de tous ? Reportage sur le Léguer, cette rivière des côtes d’Armor qui finit son parcours dans la baie de Lannion avec un mytiliculteur qui milite pour la restauration du lien entre paysans de la mer et paysans de la terre.

Recommandations littéraires d’Yves-Marie Paulet

  • La forêt amante de la mer d’Hatakeyama Shigeatsu
  • Réhabiter le monde d’Agnès Sinaï
  • Le passé futur de la Bretagne du XVᵉ au XXIe siècle de Gérard Le Bouëdec et Yves-Marie Paulet

Reportage

Morgane Large – Radio Kreiz Breizh

Entretien

Yves-Marie Paulet, professeur émérite à l’Université de Bretagne Occidental, Enseignant chercheur en biologie et écologie Marine

Par Nicolas Milice – Radio BOA


Atlas socioculturel des marais de Vilaine par Plum'FM

La Vilaine est le dixième fleuve de France. Elle prend sa source dans l’ouest du département de la Mayenne, traverse l’Ille-et-Vilaine d’est en ouest, puis du nord au sud après Rennes, avant de se jeter dans l’océan Atlantique entre Arzal et Pénestin, dans le Morbihan. Son bassin versant couvre 10 400 km², à cheval sur la Bretagne et les Pays de la Loire. Parmi ses affluents, l’Oust occupe une place majeure, prenant sa source en Côtes-d’Armor et rejoignant la Vilaine à Redon.

Comment articuler sur des cours d’eau ou des milieux humides leur préservation, leur identité et le développement des activités humaines et des usages ?
Vaste question sur laquelle a planché très studieusement l’atlas socioculturel des marais de Vilaine mené par l’association Terlieux.

Intervenant·es

  • Maddo Rabatt, architecte-urbaniste pour l’association Terlieux en charge de l’atlas socioculturel des marais de Vilaine
  • Aurélie David, étudiante en anthropologie, en cours de thèse sur le sentiment d’attachement des habitant·es au pays de Redon.
  • Jean-François Mary, Président de Redon Agglomération et d’Eaux & Vilaine, Maire d’Allaire

Reportage

Mathieu Perret – Plum’FM

Contextualisation et montage finale

Nicolas Milice – Radio BOA

Dans ce deuxième épisode consacré à l’Atlas socioculturel des marais de Vilaine, nous allons reparler aménagement du territoire. Dans l’histoire de ces marais, il y a un moment clé, celui de la construction du barrage d’Arzal. Crée pour lutter contre les crues des marées, mais aussi pour capter l’eau, cet édifice a aussi changé la physionomie et le fonctionnement naturel des marais de Vilaine, entre besoins humains et préservation des milieux.

Intervenant·es

  • Maddo Rabatt, architecte-urbaniste pour l’association Terlieux en charge de l’atlas socioculturel des marais de Vilaine
  • Yves Lebahy, professeur agrégé de géographie, enseigne à l’IUP d’Aménagement maritime et littoral à l’Université de Bretagne Sud Lorient
  • Anne Le Normand, coordinatrice « Natura 2000 » et chargée de mission milieux humides dans le Service Milieux Aquatiques et Biodiversité d’Eaux et Vilaine
  • Coralie Duvot, chargée de mission patrimoine à la direction Vie Patrimoniale et vie culturelle à la ville de Redon
  • Didier Macé, pêcheur professionnel depuis 35 ans sur la Loire, les marais de Mazerolles et la Vilaine

Reportage

Mathieu Perret – Plum’FM

Contextualisation et montage finale

Nicolas Milice – Radio BOA


Atlas socioculturel de la Rance par Radio Parole de Vie

Petit fleuve côtier long de 106 km, La Rance prend sa source à Collinée, dans les Côtes-d’Armor. Elle se jette dans la Manche entre Saint-Malo et Dinard en Ille-et-Vilaine. Son bassin comprend trois zones : depuis sa source au Mené, de Caulnes à l’écluse du Châtelier et enfin son estuaire entre les pointes d’Alet et de la Vicomté. Jusqu’en 1963, elle se frayait un chemin jusqu’à l’île de Cézembre en baie de Saint-Malo. Elle offre un continuum entre collines et plaines, sources et terres de paysans, maisons de marins et chantiers navals ou encore moulins à marée. 

Comment impliquer la jeune génération sur les questions environnementales qui touchent nos rivières en Bretagne ? Reportage avec des étudiant·es en gestion des entreprises et administrations de l’IUT de Saint-Malo, en visite sur la Rance. Ils sont accompagnés d’Evelyne Ollivier l’Ophelin d’Eau et rivières de Bretagne et de Nicolas Bessec du collectif Les vagues.

Reportage

Jean-Christophe Nava – Radio Parole de Vie

Entretien

Delphine Maillet, professeur agrégée en économie et gestion à l’IUT de Saint-Malo

Par Nicolas Milice – Radio BOA

Plusieurs problèmes ont été détectés sur la Rance dont la sur-sédimentation. C’est-à-dire le sur-envasement de la partie de ce cours d’eau. Un phénomène qui s’est accentué depuis la construction du fameux barrage de la Rance et son usine marémotrice gérée par EDF. Visite guidée à travers l’histoire de l’évolution de la Rance et l’évocation des défis actuels avec Evelyne Ollivier l’Orphelin, d’Eau et rivière de Bretagne et Nicolas Bessec du collectif Les Vagues.

Reportage

Jean-Christophe Nava – Radio Parole de Vie

Entretien

Yann Godet, Maire de Plouër-sur-Rance

Par Nicolas Milice – Radio BOA


Hors séries par Radio BOA

En complément des six atlas socioculturels documentés dans la collection de podcast Rives et récits, Radio BOA est partie à la rencontre de trois porteurs de projets similaires initiés ailleurs en France. Ces rencontres se sont effectuées dans le cadre du colloque « Eau et culture » organisé par Eaux et Rivières de Bretagne à Pont-Scorff dans le Morbihan en novembre 2024.

Le Bureau des guides du GR2013 est une association marseillaise initiée par des artistes-marcheurs et de communautés d’habitant·es pour proposer d’apprendre, de se rencontrer et d’agir dehors.

Entre école buissonnière, scène artistique de plein air et laboratoire de conversation, cette aventure a rencontré en chemin une rivière. Cours d’eau urbain très dégradé, largement canalisé ou busé et jusqu’à récemment sans interlocuteur de gestion, le ruisseau des Aygalades est au fil des années d’arpentage devenu le narrateur de récits complexes autour du développement urbain, de la place de l’eau en ville, de nos relations à nos milieux abimés.

De ces pratiques de marche et d’explorations est né un collectif citoyen, le collectif des Gammares. Il réunit habitant·es, artistes et structures riverains pour prendre soin du petit fleuve côtier, mais aussi apprendre et se rendre sensible aux enjeux de l’eau dans tous ses états. À partir de rendez-vous réguliers pour produire de la connaissance, ce collectif cherche également à proposer des imaginaires multiples propices à mieux incorporer les histoires et les savoirs tout en inventant des chemins à venir.

Pour en parler, Radio BOA a rencontré Julia de Muer, membre du collectif

Sur fond de crise relationnelle et éco-politique entre le Lez et les habitant·es de la Métropole de Montpellier, Bipolar a mené son enquête sur leurs attachements à leur fleuve, à l’occasion de la ZAT de novembre 2022 avec la mission ECOUTEZ-LEZ. De là, est apparue l’impérieuse nécessité de continuer la médiation pour poursuivre le dialogue avec Lez et imaginer des manières d’intégrer dans les institutions, administrations, pratiques, les intérêts propres du fleuve. C’est alors qu’est né un collectif citoyen intitulé « Rassemblez-Lez ».

Bipolar et Pascal Ferren, philosophe et auteur associé, ont proposé une médiation sensible pour poursuivre le dialogue avec le Lez. Un groupe de citoyen·nes s’est constitué autour d’un parcours afin de comprendre et porter attention aux perspectives du Lez : explorer des prises de contact sensorielles, éveiller nos sensibilités au fleuve, enrichir les connaissances techniques, scientifiques… et comment le fleuve, lui-même, dans sa totalité vivante, rassemble des besoins et des intérêts propres.

Ce groupe a ainsi suivi pendant plusieurs mois ce parcours apprenant au contact du fleuve : balades sensibles en kayak, à vélo, visite de l’usine de pompage et de la résurgence, interventions de naturalistes, rencontres avec des scientifiques, des technicien·nes, dispositif de conversation avec des élu·es.

Un cahier de recommandations citoyennes a été livré en mars 2024. Il est destiné aux acteurs locaux compétents sur la gestion de l’eau et toutes autres structures locales et nationales concernées, impliquées sur ces enjeux, aux collectifs et autres associations citoyennes mobilisés sur d’autres territoires…

Pour en parler, Radio BOA a rencontré Mathieu Argaud, membre de ce collectif et cofondateur de Bipolar, une agence artistique et culturelle locale, porteuse du projet.

Initiée en 2019, la démarche du parlement de Loire est une fiction qui invite à se mettre à l’écoute de l’écosystème ligérien et de ses alertes. Elle renouvelle la façon d’aborder une situation territoriale critique (paysage d’alertes) à partir du droit, des arts, de l’écologie, de l’anthropologie et d’enquêtes de terrain. Depuis 2021, un collectif se structure pour poursuivre et élargir la démarche. Ce portage collectif favorise la pluralité d’actions, d’approches et d’explorations autour d’un même récit : celui de Loire comme entité vivante.

Le collectif « Parlement de Loire » réuni le POLAU, la Mission Val de Loire, l’Université Populaire pour la Terre de Tours, TerrAnima, la Rabouilleuse-école de Loire, Ligere, la Maison des Sciences de l’Homme Val de Loire. Plusieurs collectivités ou collectifs ont manifesté leur intérêt à rejoindre la démarche. Le collectif entend œuvrer à cet “essaimage” pour que l’initiative soit portée plus loin, qu’elle soit amplifiée à l’échelle du bassin versant (soit 1/5ᵉ du territoire national et 40 000 km de cours d’eau), voire au-delà.

Le collectif explore divers axes. L’innovation juridique pour œuvrer à la reconnaissance d’une personnalité juridique pour Loire en tant qu’entité vivante par la voie déclarative et jurisprudentielle. Les savoirs terrestres pour identifier et recueillir des savoirs qui ne passent pas par les modes institutionnels d’acquisition (oralité, pratiques, savoir-faire, savoirs vernaculaires) et leur croisement avec les savoirs scientifiques. L’interspécifique pour s’ouvrir en tant qu’individu et repenser nos institutions afin de se (re)connecter aux vivant·es par une appréhension sensible de nos milieux. L’ingénierie retournée par le recourt aux dynamiques créatives et artistiques pour aborder les transformations, les transitions sociales et environnementales, pour travailler « culturellement » les mutations.

Pour en parler, Radio BOA a rencontré Sophie Gosselin, philosophe et enseignante à l’EHESS, l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, qui s’est impliquée dans la création de ce dispositif.